Son auteur, Elisabeth De Laplace, d'après les éléments qu'elle à pu recueillir en cherchant parmi les racines bourgeoises de sa famille du côté de ses grands-parents maternels, raconte le mariage forcé de sa mère pour des questions d'intérêts avec le fils d'une famille aisée de cultivateurs Normands. Son existence, que l’on devine mouvementée, lors de sa petite enfance, et jusqu'à sa majorité, est la résultante d’une instabilité plus qu’évidente au sein du couple. Les mariages forcés dans ces temps révolus, étaient rarement de bon augure. Les femmes n'avaient pas leur mot à dire et obéissaient au détriment de ce qu'elles désiraient...
Pour les parties manquantes de l'histoire, La trame en est romancée.
Le contexte de la guerre et de l'après guerre y est bien représenté par les paysannes. Tenir une ferme seules puisque les hommes étaient au front et la dureté de cette période de "vache maigre" leurs a forgé le caractère au point de beaucoup moins accepter d'être dirigées comme avant, par leurs hommes.
Pour la petite Elisabeth, les circonstances de sa naissance sont bien obscures. N'étant pas désirée, elle fut placée en nourrice les quatre premières années de sa jeune vie. Le couple dont le désaccord et les conflits d'intérêts va aller en empirant, se disloque petit à petit. Les disputes entre familles pour un lopin de terre, les secrets bien enfouis de naissances d’enfants naturels, les rivalités entre membres de ces dites familles bourgeoises pour des questions d'héritages, les atrocités perpétrées par la cupidité des uns, la haine des autres, sont authentiques.
L'existence d'Elisabeth lors des ces premiers souvenirs marquants, au sein d'un foyer bringuebalant, fut bouleversée par les traces indélébiles, incessantes et routinières de scènes inimaginables de violence entre sa mère et son père.
Cette petite fille n’aurait jamais dû être le témoin de scènes qu’elle ne pourra jamais oublier. S'en suivra, pour elle, un parcourt chaotique qui commença par la rue le soir ou elle est partie de chez elle pour des raisons qui nécéssitaient qu'elle se sauve à cause de (son beau père)et ensuite, l'assistance public et par voie de concéquence, de pensions en famille d'accueil et en dernier, maison de redressement "Le bon Pasteur"à Arras dans le nord de la France, jusqu'à sa majorité qui se trouvait être, dans les années 60/70, à 21 ans. Son innocence sera à jamais souillée par toutes les atrocités qu'elle aura vécues jusqu'à sa majorité...
N.Ghis